27.07.2008
L'été en douce
00:32 Publié dans Travellingues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.06.2008
Let's sing another song, (Serbian) boy !
Cela a commencé hier et ça en vaut la peine,
ça se passe à l'Archipel et ça dure toute la semaine
L'affiche fait peur, mais c'est fait pour, je crois.
Hélas pour moi, je ne pourrai pas y aller cette fois...

Plus d'infos sur www.festivaldufilmserbe.com
et (synopsis des films) sur www.larchipel.net
22:46 Publié dans Salles obscures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : festival, cinéma, serbie
16.06.2008
Un tour d'Europe dans vos écouteurs...
L'autre jour, je parlais avec des amis de l'attraction ou de la répulsion qu'exercent sur nous les accents chantants ou rocailleux de certaines langues étrangères... nous n'avons même pas osé aborder le chapitre des langues centre-européennes, qui ont souvent, à tort, mauvaise presse (voir le Bulgare loufoque du Père Noël est une ordure, au hasard... d'ailleurs, un de ces jours, faudra qu'on parle cuisine !)...
Tout à l'heure, tandis que j'errais sur la toile, en quête d'une belle citation pour égayer cette journée triste, je suis tombée sur ce site encore embryonnaire, mais déjà génial : partant du principe que la poésie doit être dite pour donner la meilleure mesure d'elle-même, lyricline.org propose d'écouter des poètes du monde entier lire leurs oeuvres dans leur langue maternelle.
Belle invitation à faire un tour du monde dans son fauteuil...
Aussitôt dit, aussitôt fait, je vous propose de commencer par un poète tchèque, Petr Borkovec, en cliquant sur le lien ci-dessous :
http://www.lyrikline.org/index.php?id=162&L=2&aut...
Une il-lus-tration.... (reproduite avec l'aimable autorisation de Z.V.)

Doma
Západ. Keř po keři plál.
Vždy jeden tón. Vysoký. Podrážděný.
Vzduch kolem silnice. Sytý jak stěny.
Hrušně se leskly. Stál jsem. Pak
tma jako fistule trnula nad krajinou,
vylétl reflektor, bleskové kino:
osiky byly jak z alpaky.
Silnice – černé vlny, profily a desky,
a promítání černobílé humoresky,
nic nechci, jen se dívat, dívat, dívat,
stržen – ale jen jako divák.
Ztratit se věcem, ztratit věci.
Ztratit se krajině, ztratit krajinu.
Psát oči.
Afin que vous puissiez apprécier toute la pertinence de ce choix, je me suis fendue d'une petite traduction (à prendre avec des pincettes, puisqu'il s'agit d'une traduction de la traduction allemande... ) :
AU PAYS Crépuscule. Buisson embrassé autour du buisson. Toujours juste un son. Haut. Éventré. L’air le long de la rue. Épais comme un mur. Les poiriers brillent. Je me tenais là. Alors, glacée comme une voix de fausset l’obscurité pendait sur le pays, la lumière d’un projecteur flottait en l’air, un cinéma fait d’éclairs, les trembles comme d’alpaga. Les rues – noires vagues, sculptures, dalles, Une caricature de film muet en noir & blanc je ne veux rien que regarder regarder regarder déchiré, mais juste comme un spectateur. Se perdre en tant que choses, perdre les choses Se perdre en tant que paysage, perdre le paysage Écrire des yeux. (Toute suggestion visant à améliorer ma traduction est bienvenue !)
21:44 Publié dans Bibelots sonores | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



